Claude aime les epices

et bien d'autres choses ... les épices, l'Alsace, Strasbourg, les restaurants, la cuisine, les bonnes choses, Slow food

27 février 2009

Les sales gosses…

Sur le boulevard Clémenceau, à Strasbourg, un quartier où l'on ne va pas par hasard, une nouvelle adresse ouverte courant de l'été 08 qui mérite que l'on fasse le détour, les sales gosses.

Une grande salle, très aérée, aux tonalités douces et chaudes, beige et marron. Une belle vaisselle. De belles présentations. Un ensemble finalement qui ne colle pas vraiment avec l'enseigne, car avec un nom pareil, je m'attendais à quelque chose de plus canaille et de moins conventionnel. Qu'à cela ne tienne !

Le menu sous forme d'ardoise, se veut une cuisine du marché et de saison. Désolée d'exprimer un doute mais les aubergines au mois de février … Bref, toutes les six semaines, on change de région. Une formule plutôt originale. Présentement, notre voyage gustatif était à destination des "Antilles et parfums d'épices". L'indiscrétion du patron : les prochaines destinations seront en mars, Paris puis Marseille …

Notre tablée de copines exigeantes, de surcroit au régime, a trouvé son bon plaisir et même des prétextes pour faire des écarts !

Les entrées : - mini brochettes d'espadon aux agrumes et wasabi, très rafraichissant du fait de l'assaisonnement omniprésence au citron. - Mille feuilles de chiquetaille de morue et crème d'avocat, frais, léger peut être un peu trop salé. - Foie gras et sa confiture d'oignons, annoncé sans vergogne comme "le meilleur de Strasbourg", c'est vrai qu'il est pas mal.

Les plats : Dorade coryphène, sauce hollandaise au fruit de la passion. La cuisson du poisson était parfaite et la sauce servie à l'écart a été appréciée. - Suprême de volaille façon colombo aux aubergines, trop grasses, mais avec un riz au lait de coco à ne pas en laisser un grain. - Entrecôte à la moelle, très bien même avec la cuisson semelle exigée, sauce échalote et au vin rouge très équilibrée, frites maison pas assez cuites à mon goût.

Les desserts maison : - Fondant au chocolat et glace vanille, classique sans vrai surprise. - Tiramisu au beurre salé et palet breton, qui mérite vraiment cet instant d'égarement !

Le rapport qualité/prix/originalité/accueil est là et c'est avec plaisir que j'y retournerais pour continuer le tour de France.

Les sales gosses - 56 bld Clémenceau - Strasbourg - Tel 03 88 25 55 44
Entrées : 8-12 € - Plats poissons ou viandes : 13,50-16 €
 

Posté par claude_epices à 19:35 - - Restaurants : coup de coeur, coup de griffe ! - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


25 février 2009

Mongolia Fusion, l'Asie version plancha

Samedi soir, sortie de cinéma à Brumath. Dans sa chronique matinale sur Europe 1, Petitrenaud me donne l'idée d'aller à la Krebstuebl. OK c'est audacieux d'y aller sans réserver mais qui ne tente rien …Nous poussons donc la porte sur une salle vide et, sans lever la tête, la personne derrière le comptoir nous jette "vous avez réservé ?", non, "c'est complet !" et nous repartons en pensant très fort, tant mieux. Un accueil pareil nous aurait gâché le dîner !!

Sur la route, une autre idée me vient. Allons voir si le resto asiatique, Mongolia, au milieu de la zone de l'espace européen des entreprises à Schiltigheim est ouvert. Là-bas pas de problème de parking. Nous poussons la porte d'un restaurant bondé, visiblement complet et où le serveur fait le tour de la salle pour trouver la dernière chaise qui nous permet de nous assoir… sympa, lui !

Comme bien des concepts de ce genre, très tendance en ce moment, l'espace est organisé autour d'un foyer, ici une grande plancha, où des serveurs font cuire minute l'assiette que vous vous êtes composée au buffet. La décoration est sympa, faite de grandes lampes et de rideaux à fils. La salle très grande est bruyante surtout avec un public familial.

Les formules plancha se compose - d'un buffet d'entrées à volonté, proposant quelques sashimis et makis, des nems, des beignets vapeurs, des salades et de la soupe, généreux mais pas exceptionnel et - d'un ou plusieurs passages plancha ou d'une grillade bœuf ou gambas. Le buffet plancha est bien achalandé en poissons (saumon, panga, crevette, sèche, encornet…) comme en viandes (kangourou, autruche, bœuf, volaille). Les légumes et les nouilles sautées sont présentés de telle façon que l'on a plutôt tendance à choisir la viande et le poisson. Néanmoins, ils sont variés.

Un assortiment de sauces est présenté à part toutes plus fade l'une que l'autre. Une formule sans surprise où chacun mange à son rythme, ce qu'il veut, comme il l'entend. C'est finalement très consensuel mais pas aussi gouteux qu'au Tiger Wok, où les assaisonnements relèvent le goût des produits et font vraiment la différence.

Mongolia Fusion. 2, allée de Stockholm à Schiltigheim. Tél: 03 88 10 83 83

A midi les formules vont de 12,50 à 14 € et le soir de 17,50 à 24 €

Posté par claude_epices à 19:23 - - Restaurants : coup de coeur, coup de griffe ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 février 2009

Un bel hommage à la gastronomie française

La presse locale ne parle plus que ce ça. Emile Jung est en passe de transmettre « son » Crocodile à Philippe Bohrer. Je dis « son », parce qu’en 28 ans, avec Monique son épouse, il se sera investit corps et âme dans cette entreprise pour la monter au sommet des « 3 mac ». Je ne pouvais donc pas me résoudre à voir cette page se tourner sans profiter une dernière fois de ce lieu mythique strasbourgeois.

Hors de ses fourneaux Emile est une personnalité très attachante. J’aime à l’appeler par son prénom qu’il porte si bien, tant il sonne doux aux oreilles. Il parle peu, mais toujours avec poésie et sensibilité. Madame Jung, quant à elle, garde ce côté un peu vieille France. Toujours très élégante, le mot aimable et sa poignée de main si douce transmet une réelle chaleur.

Il n’est pas dans mes habitudes de parler des personnes mais là je dois dire que cette maison est véritablement à leur image. Une cuisine française, comme on n’en mange plus que rarement, classique et sensible, où les produits dénués de chichis révèlent leur vraie nature. Une vaste salle de restaurant au décor un peu suranné mais chaleureux et où les tables sont suffisamment espacées pour que chacune garde son intimité.

Nous y sommes allés un soir et je ne me sentais pas d’affronter le menu Europe ni le menu dégustation. Alors nous avons tout simplement dégusté la formule « gourmande » qui porte bien son nom !

- En amuse-bouche, servis d’office : feuilleté de gambas puis un consommé de rouget. Cela commençait mal pour monsieur qui ne mange pas de poisson, il recevra en décalé un consommé de betterave rouge, oops ! - En entrée : carpaccio de saint-Jacques et tourteau au gingembre avec une écume de pomelos, un délice de fraîcheur, d’acidité et de rondeur. Foie de canard landais grillé, compotée de coing et pommes et jus aux agrumes, tout est dans l’association et l’onctuosité des textures dont ces pommes cuites au four, fondantes… - En plat : Bar de ligne rôti avec la purée de potimarron et sa sauce au Pinot noir, une association étonnante, d’une fine légèreté. Filet de bœuf, sauce béarnaise, frites maison et chou de Bruxelles, là on est dans la plus classique des traditions françaises – Assiette de fromages : tomme de Savoie et fourme d’Ambert de chez Cyrille Lorho avec le chutney poire vanille et la gelée de piments d’Espelette – En dessert : je n’ai pas résisté à la surprise chocolatée de profiteroles à la glace vanille où la fonte de la boule au contact du chocolat chaud fait apparaître les trois minuscules choux, à fondre de plaisir… Gratin de poire Williams et croustillant au pralinées plus si croustillant que cela puisque mouillé par le jus du gratin.- Parmi les mignardises de dessert, je retiendrai la coque au chocolat blanc et la crème de mandarine équilibrée à souhait entre acidité et sucre.
Franchement, auriez-vous pu en avaler plus ?! Je suis ressortie repue et ravie.
Voilà une belle soirée qui restera dans nos mémoires.

Le Crocodile – rue de l’Outre à Strasbourg.
Menu gourmand : 89 €, en formule déjeuner il comprend les vins - entrées 16 à 78 € - plats poisson ou viande de 39 à 78 € - dessert 18 €

Posté par claude_epices à 21:32 - - Restaurants : coup de coeur, coup de griffe ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 février 2009

En hiver, la tradition ça a du bon !

Par le froid qui continue à sévire en Alsace, j’ai eu une grosse envie de daube-carottes. Dis comme ça, ce n’est pas follement sexy… et pourtant !

Pour 6 personnes, prenez 1.5 kg de macreuse de bœuf découpé en gros cubes (5x5), 1.5 kg de carottes épluchées, simplement coupées en 2 si elles sont trop grandes (et tournées si vous êtes courageux et que vous voulez que ce soit encore plus joli), 250 gr de lard fumé coupé en gros morceaux, 1 boite de tomates pelées.

3 oignons, 2 gousses d’ail, ½ poireau et 1 carotte le tout coupé en brunoise pour faire le fond.

25 cl de vin rouge et 5 cl de madère, 1càs de concentré de tomate, de l’eau, sel, poivre, thym, laurier, sauge.

Faire fondre dans de l’huile les oignons/poireau/carotte/ail coupés en brunoise jusqu’à ce que les oignons soient bien transparents. Les ôter de la cocotte et réserver.

Rajouter un peu d’huile et faire saisir les morceaux de viande et de lard. Déglacer au madère. Remettre la brunoise poser dessus les carottes, les tomates pelées.

Verser le vin, le concentré de tomate, les aromates, sel, poivre et couvrir à hauteur d’eau. Lancer un gros bouillon puis réduire pour garder un bon petit frémissement et laisser mijoter 4h. On peut largement préparer le plat la veille, tranquille.

Sortir délicatement les carottes et les morceaux de bœuf et réserver.
Passer le reste de la sauce au chinois et faire réduire de moitié à gros bouillon. La sauce épaissira et les saveurs seront à haute concentration. Elle sera lisse, brillante, onctueuse… tout en écrivant, j’aimerais qu’il en reste encore pour m’en resservir une assiette avec un bon morceau de pain, bien croustillant... J'en étais où ??!!

Remettre le bœuf et les carottes dans la cocotte pour réchauffer et servir accompagnés d’une purée. Rien que pour ces types de plats là, j’aime l’hiver.

Posté par claude_epices à 10:31 - - Expériences culinaires - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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