22 mars 2009
Petits gâteaux aux épices à spéculoos
Tout d’abord un appel aux lecteurs : si quelqu’un peut me donner les proportions des épices à spéculoos, j’en serais très heureuse. Certes, nous avons la chance de trouver au marché de Kehl un marchand d’épices qui vend ce mélange mais je le trouve à mon goût trop chargé en cannelle. Alors à défaut je me contente de ça, mais tout de même …
Donc, ces bredele ? comme diraient nos amis alsaciens !
Sabler 100 gr de beurre avec 60 gr de vergeoise brune, 60 gr de sucre muscovado, 1 œuf, 1 càc de lait. Ajouter la farine préalablement parfumée avec 15 gr d’épices à spéculoos, 10 gr de levure, 1 pincée de fleur de sel.
Etaler finement, env. 3 mm, car cela va monter à la cuisson, la pâte entre deux feuilles de film étirable et laisser reposer 1 h.
Découper à l’emporte pièce et disposer les gâteaux sur une feuille de silpat. Cuire au four à 200° pendant 20 min.
Un repas dominical presque comme autrefois …
Je ne sais pas si c’est le vent glacial qui accompagne le furtif rayon de soleil printanier qui me donne envie de plat d’hiver, toujours est-il que j’ai ressenti le besoin de me retrouver à la table familiale et savourer une épaule boulangère comme mon père savait si bien la faire.
Sa bible culinaire : le Curnonsky. Je crois que tous mes frères et sœurs doivent avoir leur exemplaire tant cette encyclopédie, qui doit bien peser trois kilos, est LA référence de la cuisine dominicale et festive de nos parents. Si on fait abstraction du fait que la moindre recette comprend au moins 500 gr de beurre, 1 kg de truffe et 2 l de crème…on y retrouve tous les grands standards de la cuisine bourgeoise française. De là vient mon inspiration, mais point trop les proportions !
Une épaule boulangère c’est simple. C’est une épaule d’agneau cuite au four sur un lit de pommes de terre et d’oignons.
Plus précisément j’ai pris, pour 4 personnes : une épaule désossée et dégraissée de 1.3 kg, préalablement saisie à la poêle sur la face extérieure. Puis j’ai replié l’épaule en deux non sans avoir mis au milieu sel, poivre, 3 gousses d’ail, thym, laurier, estragon.
Puis couper en fines lamelles (comme vous le feriez pour un gratin dauphinois) 1.3 kg de pommes de terre, 3 gros oignons.
Dans un grand plat allant au four répartir au fond le gras l’agneau que vous avez récupéré en le dégraissant. Faire des couches, pommes de terre, sel, poivre, thym, fines tranches de beurre (au total j’ai du en répartir env. 150 gr), oignons et recommencer jusqu’à épuisement de la matière. Puis poser l’épaule dessus.
Le tout au four à 180° pendant 2h30. Comme les pommes de terre du dessus ont tendance à sécher, je les retourne régulièrement et délicatement.
Pratique ce plat unique qui cuit tout seul !! Cette cuisson longue et lente donnera une viande fondante et moelleuse (effet garanti si elle vient de chez Christine Spiesser… cf mes bonnes adresses à Strasbourg) et des pommes de terre qui ne demanderont qu’à s’évanouir dans votre palais !
Pour le dessert, il fallait quelque chose de léger pour succéder au plat riche, tout de même, surtout quand on s’est resservi trois fois !! Tuiles à l’orange de Mercotte (voir directement sur son blog), avec des quartiers de pamplemousse rose et glace turbinée minute à la réglisse.
Un repas dominical presque comme autrefois …pourquoi « presque comme autre fois » ?
Parce que chez nous, il y aurait eu une entrée (soit des bouchées à la reine soit une terrine de brochet mayonnaise) et en dessert, à tous les coups pour nous faire plaisir, le saint Honoré de la pâtisserie Henry à Langres. Aujourd’hui, je crois que je serais incapable de remanger autant, quoique !!
17 mars 2009
Belle petite étoile, Umami
Je ne me lasse pas de partager avec vous les moments toujours exceptionnels que je passe chez Umami… à force, je vais lui monter son fan club !!
Si le Michelin ne fait que confirmer ce que les amateurs ont déjà approuvé, il n’en reste pas moins que recevoir sa première étoile est une belle reconnaissance. Félicitations monsieur René Fieger !
Cette fois encore vous avez ébloui nos papilles avec en entrée une salade de chair de tourteaux à la crème de wasabi, tobikko (petits œufs de poissons) sur lit de riz à sushi et radis doux au vinaigre. Beau, équilibré, léger, parfait.
Et c'est là que je n'aime pas les convenances qui font que l'on ne peut pas piquer dans l'assiette de son voisin si on est pas familier... J’aurais tant voulu goûter la terrine de foie gras d'oie marinée au soja associé à un coulis de jasmin. L’association semble si originale !!
En plat, j’ai choisi le dos de barbu, nouilles chinoises, chou et pousses de soja avec un bouillon de lait de coco à la citronnelle thaï. Tout ce que j’aime : un poisson cuit comme il se doit avec la peau hyper croustillante et la chair bien mouelleuse en bouche, la douceur de la sauce coco dont on ne laisse pas une goutte…
En dessert : pudding au chocolat avec sorbet pralin-agrumes et coulis de grué de cacao. Vous avez l’art de manier et marier les agrumes comme personne. Présentement cela rafraîchit le pralin, lui enlève cette texture vite grasse et saturée et lui donne une goût de ...reviens-y !
Umami – rue des Dentelles, Strasbourg – Formule entrée, plat, dessert 50 € vins compris
Raifort, jamais trop fort !
Alors que je fais la promotion de Slowfood sur en direct sur Alsatic TV, mon lutin des logis me prépare une surprise ….
Je rentre donc encore toute rouge d’émotion et me voilà face à un velouté de betterave. Un coordonné ton sur ton me direz-vous …
Tout commence au marché, comme souvent chez les slowfoodiens, où notre marchande d’œufs nous explique comment préparer le condiment avec une racine de raifort. J’achète donc la racine et la prépare selon ses conseils : râper finement le raifort, l’additionner du jus d’un citron et saler largement. C’est tellement fort, pire que les oignons vieux, qu’il faut bien enfiler un masque de plonger pour ne pas en pleurer !
Et voilà, c'est prêt. Une racine m’a fait l’équivalent de trois petits pots de condiments qui se conservent sans problème au frigo.
Pour le velouté de betterave, je mets directement le lien vers le blog duquel il a copié la recette… car il faut rendre à César ce qui appartient à Beau à la louche !
Petite variante, il n’a pas râpé le raifort au dernier moment mais fait une chantilly au raifort directement. Ne pas hésiter à en mettre une belle dose (3 à 4 cc) car il faut bien rehausser le goût de la betterave, somme toute assez fade, même bio !
Voilà encore un plat de produits de saison, super facile, beau, bon et économique !
14 mars 2009
Si je ne vais pas en Bretagne ….
Que la Bretagne vienne à moi !
Dans la richesse et la diversité des restaurants qui s’offrent à nous ici en Alsace, il faut bien reconnaître qu’il a un manque certain de restaurants de poissons et fruits de mer. J’en connais deux qui tiennent vraiment la route : le Pont de l’Ill à la Wantzenau et la Taverne de St Malo à Schiltigheim.
D’un côté une maison alsacienne, avec une carte pléthorique allant des classiques cordons bleus, entrecôtes à la traditionnelle matelote de poissons du Rhin et autres plateaux de fruits de mer.
De l’autre, un décor faussement breton fait de bois et de filets de pêches et autres coquillages en plastiques, franchement kitsch ! Mais est-ce bien important ? L’accueil de Brigitte et Kaine Palleau est chaleureux et attentionné à chaque étape du repas. La salle est plutôt grande et les tables bien réparties pour offrir suffisamment d’intimité. La carte se présente sous forme d’ardoise où on retrouve systématiquement les plateaux de fruits de mer, les poissons entiers, en filet rôti, en sauce, mijoté en cocotte, du moment.
Pour avoir un aperçu nous avons pris en entrée un assortiment de tapas. Généreusement servi, le plateau comprenait : des rillettes de thon et de saumon (une mention particulière pour celles au thon, excellentes), une salade de crevettes et bulots ( très fraîche et bien assaisonnée), du hareng coupé épais et bien moelleux, une variation d’anchois nature, à l’ail, à la tomate (de beaux filets mais c’est plus classique) et du foie de morue, bien.
Sans vraiment savoir ce qui nous attendait nous avons courageusement pris ensuite « la godaille du matelot », un autre assortiment copieux composé de : filets de bar et de dorade cuits comme il se doit, brochette de crevettes et darne de lotte (épaisse et parfaite), acras de morue (la pâte un peu épaisse et trop salés), gratin de lieu noir aux épices (petite timbale en sauce douce aux saveurs des îles, très bien) et une jolie salade de roquette, parmesan et fruits de mer qui arrive à point pour rafraîchir. Le tout est accompagné d’un assortiment de sauces et un beurre au sel fumé divin.
Inconscientes et gourmandes, nous avons osé les desserts. Ananas rôtis au beurre salé et glace rhum raisin, un peu trop sucré à mon goût mais la glace était bonne. Tarte à la noix de coco, sauce chocolat et glace au chocolat blanc. La tarte est un peu grasse et compacte, la sauce chocolat sans intérêt mais la glace très bonne. Nous aurions peut être dû nous contenter d’un café gourmand !
Une adresse incontournable que je recommande vivement aux amateurs de poissons et fruits de mer.
La taverne de St Malo – Rue Contades à Schiltigheim
Tarifs – entrées de 9 à 11 € - plats de 8.50 à 28 € - desserts à 6.50 €
09 mars 2009
L'instant délicat des Violettes
Pour accéder à ce havre de paix prendre Jungholtz et derrière la petite chapelle au toit en forme de bulbe monter vers la forêt… L'ancienne gentilhommière a des aspects un peu défigurés par les travaux d'agrandissement en cours mais il faut se laisser charmer par les intérieurs de l'hotel-spa des Violettes.
Nous avons expérimenté la formule "escapade bien-être". Accueil avec le cocktail maison par un personnel attentionné. La chambre, au charme un peu convenu, est assez spacieuse et son petit balcon doit être bien agréable lorsqu'il fait beau. Vous l'aurez compris, en ce début mars, le temps ne s'y prêtait pas ! Par contre, nous avons bien profité de la chaleur de l'espace spa : piscine intérieure-extérieure donnant sur la nature, les hammams et saunas plus ou moins chauds avec les diffusions de parfums et chromothérapie, un jacuzzi extérieur mais protégé et des espaces repos plus agréables les uns que les autres : grotte à sel où l'on se laisser bercer, ou non !, par le bruit de la noria ; lit d'eau ; bancs chauffés …
Pour l'apéritif nous nous sommes installés dans l'espace bar, grand, cosy avec ses multiples espaces salons et sa cheminée.
Au restaurant, vous êtes accueilli par le maitre d'hôtel, toujours très attentionné, qui vous installe à table dans les règles de l'art sans oublier de poser votre sac à main sur son petit tabouret. La salle est vaste ouverte sur les cuisines.
Le diner gastro-roboratif surfe sur la vague des verrines et écumes … Nous avons dégusté : - Les entrées froides sous forme de buffet. J'ai retenu une verrine de guacamole et crabe, légère ; une verrine de mousse de parmesan au pesto, délicate ; du veau coupé en carpaccio avec sa sauce "tonato" douce et néanmoins bien relevée ; une crème au foie gras brulée minute, exquise et servie en toute (trop !) petite portion pour ne pas se lasser. - Les entrées chaudes : une aumônière d'escargots sur une mousseline de potimarron et une émulsion de persil, très colorée. Si les escargots étaient gouteux, l'émulsion et la mousseline passaient totalement inaperçue. Girasoli de ricotta et épinard dans un bouillon mousseux et copeaux de parmesan. Une assiette des ravioles joliment présentée et bien équilibrée. - Les plats : râble de lapin aux trompettes, jus de coriandre avec des petits pois et des poireaux, étranges accompagnement, le jus n'était pas non plus très approprié à notre goût. Pavé de silure avec sa quenelle da salade de pomme de terre, nuage de Riesling. C'était la première fois que je mangeais du silure et j'ai bien apprécié ce poisson à chair ferme qui était là joliment rehaussé par la sauce et les graines germées. - La sélection de fromages, too much - Le buffet de desserts : beaucoup de fruits pas forcément de saison, tels melon, fraises, …dommage ! Et, parmi les verrines, j'ai retenu la mousse de chocolat sur lit de pralin ou l'autre mousse chocolat et sabayon aux mangues et fruits exotiques.
Le lendemain matin, traditionnel buffet de petit déjeuner et retour à l'espace spa pour emmagasiner encore un peu de chaleur. Dans le forfait est inclus un soin composé d'un bain bouillonnant et d'un massage du corps de 30 min. Abandon total aux douces mains des masseuses, décontraction garantie !
Nous aimons bien ces petites escapades et je pense qu'il faut profiter encore de cette adresse avant que le nouveau bâtiment n'ouvre car il triplera la capacité de l'hôtel et le côté intime de l'espace spa risque de perdre un peu de son charme.
Les Violettes - 68 Jungholtz - "Escapade bien-être" : 240 €/pers comprend le diner, la nuit, le petit déjeuner, l'accès illimité aux spas et le massage.
01 mars 2009
Pour mon 100e papier, surprise !
Je change de sujet...
En six mois, il m’a été donné de visiter les trois nouvelles moutures des musées BMW à Munich, Mercedes et Porsche à Stuttgart. A croire que les constructeurs ont dépensé sans compter pour rivaliser d’audace et arborer le meilleur de leur savoir-faire.
BWW Mercedes Porsche
ouvert en Juin 2008 en Juin 2006 en Janvier 2009
Une vrai compétition architecturale. Sur ce point "le monde de BMW" ressort vainqueur. Son musée, véritable ovni, posé au pied de la tour du même nom, n’est qu’espace aux longs couloirs blancs d'un dépouillement total. En fait, l’histoire de la marque, même si elle remonte à 1916, n’a commencé à être fastueuse qu’à partir des années 60 et très peu de modèles, même s'ils sont tous mythiques, sont exposés.
Les intérieurs :
Musée Porsche Mercedes BMW
l'escalier imposant ! et son étoile au plafond où sont les voitures ?
Pour le contenu, la scénographie et la richesse des collections : le musée Mercedes !
16.000 m² et 1.500 voitures, camions, bus et autres engins sont présentés chronologiquement autour de deux spirales. On grimpe le long d’une rampe où 120 ans histoire de l’Allemagne, du monde et de l’industrie sont racontés en chiffres clés. Trois heures d’émerveillement.
Le musée Porsche, ne démérite pas pour autant. Une autre construction audacieuse faite de reflets et de transparence. Le nombre de pièces présentées est volontairement limité pour faire tourner les stocks et exposer tous les 6 mois des collections différentes.
Quelques photos de détails :
Coffre d'un cabriolet Magnifique cabrio 1900 détail capot moteur
BMW Mercedes Porsche
Des concentrés de beautés puissance trois !
















